"Le fleuve coule sourdement"

Publié le par Lycée Voltaire

Ce roman l'Amant de Marguerite Duras est un nroman autobiographique. Dans lequel elle raconte sa douleureuse enfance passée en Indochine avec sa mère et ses deux frères puis de sa rencontre avec un chinois, adulte et elle agée seulement de 15 ans se donnera à lui et vivra un amour impossible. Quelles images ce récit donne t-il de l'Indochine?

L'Indochine nous apparait comme un endroit effrayant  "au milieu de ce pays effrayant". "Il enmène tout ce qui vient, des paillotes, des forêts, des incendies éteints, des oiseaux morts, des chiens morts,... des hommes noyés... rien n'a le temps de couler tout est emporté par la tempête profonde et vertigineuse..., tout reste en suspens à la surface de la force du fleuve". "Le fleuve coule sourdement, il ne fait aucun bruit, le sang dans le corps". Il ya aussi beaucoup d'inondations à cause des moussons, ce qui fait perdre les terres "les terres du bas sont définitivement perdues". La nature règne. C'est aussi une partie du monde pas très rassurante "et fermé le soir aux chiens errants, aux contrebandiers de la montagne".

Elle, l'Indochine nous montre aussi qu'elle n'est pas très riche au contraire "population pauvre". Il y a énormément de mandiants. Ces gens parraissent perdus ne sachant que faire de leurs vies "elle est aveugle comme les mandiants, c'est une foule de la Chine... marcher ensemble sans jamais d'impatience, de se trouver dans les cohues comme seuls, sans bonheur dirait-on, sans tristesse, sans curiosité, en marchant sans avoir l'air d'aller, sans intention d'aller". La population est aussi marquée par la peste et donc la mort  "épidémie de peste", "il me dit qu'il y en a moins ici que les dératisations sont beaucoup plus nombreuses que dans la brousse", et "c'est un lieu irrespirable, il côtoie la mort, un lieu de violence, de douleur, de désespoir, de déshonneur. Et tel est le lieu de Cholen".

Mais heureusement tout n'est pas si triste en Indochine puisque le paysage est magnifique. "je ne reverrai des fleuves aussi beaux que ce là, aussi grands, aussi sauvages, le Mékong... qui vont aller disparaître dans les cavités des océans."

 

 

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Publié dans Littérature

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