La mise en garde de Nothomb
Dans Stupeur et tremblements, Amélie-San fait un bond en arrière, et se remémore les moments qu'elle a vécus dans cette entreprise japonaise. Cet ouvrage est un bol d'air et de lucidité car on en a assez de ces romans hypocrites et utopiques qui font de la vie un rêve. La vie est dure, et cela, elle l'a remarqué très vite. Le rêve d'Amélie-San quand elle était petite était de devenir Dieu, mais au fur et à mesure de sa vie, son rêve dégringole et Amélie se retrouve au stade de laver les toilettes. Dès les premières lignes du roman, nous prenons une gifle et nous n'avons pas le temps de rêver, car comme tout lecteur, nous nous identifions au personnage principal. Or celui-ci (Amélie), dans cette entreprise, est au service de tout le monde et personne n'est à son service.
"Donc dans la compagnie Yumimoto j'étais aux ordres de tout le monde."
"Au Japon : la vie passe par l'entreprise."
"Au Japon : la vie passe par l'entreprise."
A travers Stupeur et tremblements, ce théorème est bien acquis et Nothomb nous le fait comprendre car à aucun moment du roman elle n'exprime sa vie personnelle. Ce livre évoque un vrai problème de société : "la confiance". Amélie-San est en pleine adoration envers Fubiqui. Mais il se trouve que Fubiqui met des bâtons dans les roues à Amélie-San dans la progression hiérarchique de la compagnie Yumimoto. L'humour dans le texte est très présent et donne un aspect chaleureux au livre, ormis quelques passages où le comportement des personnages fait froid dans le dos. Ce roman est une sorte de mise en garde envers la société et les entreprises japonaises. Il est une "encyclopédie" sur les comportements à adopter dans cette société.
On retiendra de ce roman son originalité et son grand sens de l'humour.
On retiendra de ce roman son originalité et son grand sens de l'humour.
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