l'Indochine dans l'amant

Publié le par Myriam 1ereL2

Marguerite Duras est un auteur du 20eme siècle, qui a écrit de nombreux romans dont l'amant en 1984. Dans ce roman d'autofiction, elle ne nous raconte pas les choses chronologiquement mais dans le désordre car c'est par les sentiments et des souvenirs qu'elle écrit ce récit. Elle utilise la troisième personne du singulier pour raconter un épisode fondateur de sa vie, son histoire d'amour avec un chinois, celui qu'elle nommera l'amant. C'est grâce a cette histoire qu'elle quittera définitivement le monde de l'enfance pour entrer dans le monde de l'adulte. Quelle image ce récit donne t-il de l'indochine?

 

Dans ce récit ce pays lontain et éxotique qu' est l'indochine, est présenté comme étant complétement différent du monde occidental, notamment grâce à ses paysage exceptionnels; "le fleuve parait rejoindre l'horizon" " Je ne reverrais jamais de fleuve aussi beau de toute ma vie". L'image qui revient le plus souvent est celle du Mékong car c'est par là que l'histoire commence; la rencontre avec celui qui deviendra son amant. "L'homme élégant est descendu de la limousine". Et c'est aussi par le Mékong qu'elle se termine, lorsqu'elle rentre en France: "les remorqueurs s'approchent alors du bâteau et le tirent vers le fleuve". L'image du Mékong pendant toute l'histoire, elle est omniprésente: "c'est une des longues avenues de Vinhlong qui se termine sur le Mékong". Ce récit est par ailleurs très sensoriel, il y a beaucoup d'odeurs qui nous ramènent en Asie "le caramel, l'encens", ce sont des odeurs qui nous font voyager, il y a aussi les sons en "ong": "Vinhlong, Mékong" ils paraissent loin, nous transportent loin. On retrouve aussi à plusieurs reprises dans le récit la chaleur, elle fait partie de la description du pays: "la chaleur est stagnante" "la chaleur est étouffante". Marguerite Duras nous décrit tous les paysages elle nous d'écrit souvent les extérieurs presque jamais l'intérieur "les talus des rivières qui bordent la piste". Ce récit nous fait voyager et réver par son aspect extérieur, le pays est décrit à travers les yeux de la "petite fille", elle nous transmet tout son amour pour le pays où elle est née, sa terre natale.

Lorsqu'on gratte un peu sous les paysages exotiques se cache la misère d'un pays d'Asie. La misère de "la petite fille": "nous n'avons pas d'argent"; "une robe en soie usée, presque transparente", et la misère des habitants même, celle des indigènes, ils sont confinés a plusieurs dans de touts petits espace: "ils dorment dehors". Et dans ce pays quelques personnes ont de l'argent, comme "l'Amant", ils detiennent alors tous les pouvoirs, on ne leur interdit rien: "bientôt j'aurait un diamant au doigt, une bague de fiancaille, alors personne ne dira rien".

 

Dans cette autofiction ,Marguerite Duars nous décrit l'Indochine, à travers les yeux d'une jeune fille de quinze ans et demi, et son histoire d'amour avec un chinois de douze ans son ainé. Un amour impossible car il y a la différence de race, bien que l'Indochine soit sa terre natale et qu'elle en parle tout au long du récit, une terre où elle a ses racines, une terre qu'elle aime. Elle nous décrit donc le paysage magnifique qu'est l'Indochine, mais aussi ses "forêts sauvages", ses paysages dangereux et la misère à laquelle sont confrontés les gens. 

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Publié dans Littérature

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