Points de vue divers sur "Dô"

Publié le par Lycée Voltaire

Le jeudi 3 novembre, les élèves d'otion théâtre ont assité à la représentation de "Dô", spectacle inspiré du "Nô", imaginé par Christophe Maltot et le compagnie Articule.

Voici quelques réactions d'élèves, librement écrites après le spectacle :

"Le jeudi 3 novembre, nous avons eu une conférence sur le théâtre Nô, afin de nous préparer au spectacle qui suivait. Nous sommes donc partis voir cette pièce en étant plus éclairés sur le sujet. Nous savions qu'il s'agissait d'un théâtre japonais, inchangé depuis 650 ans et qu'il était très codé et très rigoureux. En effet, ce théâtre, mélange de danse et de chant, est formé de mouvements très précis basés sur la respiration." (Marie Gouedard 1ère option fac)

"Lorsque nous arrivons dans la salle, nous avons pu voir qu'une estrade avait été ajoutée devant la scène avec, dessus, des feuilles mortes! mais... chut!, ...ça commence.
Cette pièce raconte  l'histoire d'un jeune homme désireux d'apprendre le théâtre Nô, une des trois formes du théâtre japonais. Elle est divisée en quatre parties correspondant aux quatre saisons. Durant ces quatre saisons, nous verrons l'évolution de l'apprentissage du jeune garçon.
Les videos, les images et les décors m'ont particulièrement marquée. L'écran n'apparaît pas dès le début, il sert de frontière entre le Japon et la France." (Fanny Veau option fac 1ère)

"Christophe Maltot met en scène le décalage entre le théâtre oriental et le théâtre occidental. Le théâtre oriental se fonde sur les valeurs et les traditions alors que le théâtre occidental ne cesse de vouloir créer et recréer de nouvelles formes.
La représentation dure une heure et quart environ mais se déroule sur un an, soit la durée du voyage initiatique de Raphaël. Les quatre saisons défilent et sont indiquées par un poème japonais projeté sur le lointain." (Noémie Betzina term option fac)


"Convergences Japonaises commence avec une ouverture sur Hamlet de Shakespeare. Le comédien principal, Raphaël Trano qui incarne son propre rôle, exprime à travers cette pièce la folie, l'anarchie qu'il vit dans sa propre patrie. La deuxième partie de la pièce se passe au Japon. L'occidental y trouve la concentration, l'organisation et peut-être aussi l'apaisement. Tout ceci se termine avec un retour en Europe, et Hamlet. La pièce se décompose donc en un début, un milieu et une fin, tels le JoBaKui des vraies pièces de NÔ."   (Anaïs Davignon, option fac 1ère)

"La représentation débute sur un passage d'Hamlet où l'acteur est possédé par le jeu et les personnages. Ainsi, le metteur en scène symbolise l'identification de l'acteur occidental aux personnages de l'oeuvre, caractérisée par les cris et les vois enregistrées.
En revanche, l'entrée de l'acteur dans l'univers oriental change totalement sa vision du théâtre et son jeu. L'acteur est apaisé, il prend soin d'effectuer chaque geste minutieusement comme le lui a appris son maître. Le corps est donc un élément primordial, beaucoup plus travaillé que dans le théâtre occidental". (Marie Poulard Term fac )

"Par deux fois au cours de la pièce, l'élève lave la scène japonaise en poussant avec ses mains un morceau de tissu humide, suivant avec attention les lignes du parquet. Cette purification du lieu de travail dure une dizaine de minutes, pendant lesquelles les mouvements sont très répétitifs. Le spectateur adopte alors une autre façon de regarder, et on peut trouver de la beauté à ces gestes pourtant banals.
La pièce se finit par le retour de l'apprenti en Occident. Le texte d'Hamlet retentit une nouvelle fois dans la salle mais cette fois l'élève l'écoute en laissant peu transparaître ses émotions. Je pense qu'il a non seulement appris à jouer du théâtre Nô, mais surtout à écouter et interpéter différemment, avec moins de gestes. L'objectif du théâtre Nô est de parvenir à réduire à zéro le mouvement physique tout en maintenant à son maximum le niveau d'émotion."   (Manon Sajaloli, option fac 1ère)

"Un personnage quelque peu grossier, délabré persécute l'apprenti au Japon, tandis que le disciple s'exerce, parfois avec trois japonaises qui le corrigent. Il incarne l'Occident. A la fin, l'européen pousuit le disciple car au Japon, il ne pouvait l'atteindre. Cette poursuite symbolise pour moi l'Europe qui essaie de rappeler à elle l'esprit de l'apprenti qui rêve encore de son expérience japonaise." ( Anaïs Davignon, première fac)

"J'ai trouvé ce spectacle original car il mélangeait l'ancien et le moderne." (Stéphanie Coelho option fac 1ère)

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Publié dans Théâtre

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