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Mangas

Mercredi 16 novembre 2005
Concours Manga

Réglement du concours 

Article 1     Le concours s’adresse à tous les élèves du lycée Voltaire.


Article 2     Les candidats s’inscriront au concours auprès des professeures-documentalistes.


Article 3     Les épreuves du concours se déclinent en 2 catégories :
1)     les fans de mangas
2)     les Mangakas

Article 4     Dans la première catégorie, les candidats rendront un dossier illustré de 3 à 10 pages (rédaction personnelle : pas de co-PILLAGE) sur le manga s’articulant en 2 parties :

1) Présentation générale des mangas (définition, historique, ….)
2) Résumé incitatif et critique des mangas du C.D.I.
 
Article 5     Dans la seconde catégorie, les candidats devront rendre un manga, à savoir :
· couverture en couleur avec titre et auteur
· planches intérieures en noir et blanc
· sens de lecture de droite  à gauche
· minimum de 3 planches et maximum de 30 planches
· Format 11,5 * 17,5 cm

Article 6     Les productions sont toutes à rendre avant le vendredi 31 mars 2006, dernier délai.

Article 7     Dans la catégorie “Mangaka”, les candidats auront plusieurs options pour s’inscrire :

· Individuellement en tant que scénariste + illustrateur
· En binôme avec 1 scénariste et 1 illustrateur
· Individuellement en tant qu’illustrateur
(les professeures-documentalistes se chargent de trouver un partenaire scénariste)
· Individuellement en tant que scénariste
(les professeures- documentalistes se chargent de trouver un partenaire illustrateur)

Article 8     Chaque catégorie du concours récompensera les trois premiers lauréats.
Lots à gagner
:
- les 1ers recevront un bon d’achat d’une librairie spécialisée de 20 euros.
- les 2nds recevront un bon d’achat d’une librairie spécialisée de 15 euros.
- les 3e recevront le 1er tome d’une série de manga.

Article 9     Différentes productions des candidats pourront être exposées au C.D.I. avant d’être diffusées sur le blog “Regards vers l’Orient”.

Article 10     Les professeures-documentalistes récompenseront les lauréats le mardi 16 mai 2006.
 


 


Par Lycée Voltaire
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Mardi 3 janvier 2006
Parasite / Kiseiju. - Glénat. - 64 euros les 10 tomes.
One piece /
Oda. - Glénat. - 30,40 euros les 5 premiers tomes.
Fruits baskets / Takaya. - Delcourt. - 5,47 euros par tome. - 27,35 euros les 5 premiers tomes.
Bouddha/ Tezuka. - Tonkam. - 12 euros par tome. - 60 euros les 5 tomes.
 
Par Lycée Voltaire
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Mercredi 10 mai 2006
Voici les 4 couvertures des mangas reçus au concours :




Par S.L.
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Mercredi 10 mai 2006

Résumés critiques des mangas du CDI

J’ai fait une sélection de cinq séries disponibles au CDI.

One Piece

Avant de mourir, le seigneur de pirates Gold Roger, déclara qu’il avait caché son immense trésor quelque part dans le monde. A partir de cet instant, un élan de piraterie se fit ressentir un peu partout. Chacun voulait trouver le fabuleux trésor : le One Piece.

Luffy, depuis son plus jeune âge veut devenir pirate. Il a même l’ambition de prendre le titre de roi des pirates, en dénichant le fameux One Piece. Après avoir mangé par mégarde un fruit spécial, ce jeune garçon se verra doué de facultés… disons… hors du commun. Après 10 ans passés à élaborer diverses techniques, Luffy prend l’océan dans une seule optique : rassembler un équipage pour partir à la recherche du One Piece.

Mêlant habillement action et humour, cette série de Eiichiro Oda saura ravir les amateurs de flibustiers et d’aventures. Pour sa première série, ce mangaka a vraiment touché juste. One Piece bien qu’étant un Shonen, plait autant aux filles qu’aux garçons.

 

Fruits baskets   

Yuki Sôma est un garçon bien mystérieux. Il est adulé de toutes les filles de l’école mais n’en tire aucunes gloires. Bien au contraire il semble vouloir les éviter le plus possible.

Tohru, elle, est une jeune fille de seize ans, qui vit seule dans une tente de camping depuis la mort de sa mère. Le hasard veut qu’elle se soit installée sur le domaine des Sôma.

Par un soir d’orage, la tente de Tohru se retrouve ensevelie sous un glissement de terrain. A compter de ce jour, elle vivra chez Yuki et son cousin Shiguré, présent lors de l’orage. C’est ainsi qu’elle découvrira le lourd secret de la famille Sôma. Une terrible malédiction qui touche 13 des membres de cette famille.

Cette série de Natsuki Takaya commencée en 1999 plaira particulièrement aux demoiselles. Portant à la fois sur des relations sentimentales, comme beaucoup de Shojo, et sur la mythologie zodiacale chinoise, cette série nous plonge dans un récit où  l’on s’attache rapidement aux personnages.

 

Parasite

         « Au-dessus de la Terre, quelqu’un songeait…  « si la moitié de l’humanité venait à disparaître… combien de forets pourraient être sauvées… » « si 99% de l’humanité venait à disparaître… les rejets de pollution diminueraient-ils de 99%… » au-dessus de la Terre, quelqu’un songeait « si l’on protégeait la vie… »

Une nuit, des mystérieuses sphères venues de l’espace arrivèrent sur Terre. Leur but est de prendre contrôle des êtres humains en s’insinuant dans leurs corps et en pénétrant dans leurs cerveaux.

Seulement une personne réussit à résister. Il s’agit de Shin’ichi Izumi, un jeune lycéen. Lui a réussi à stopper la progression du parasite dans son corps. Depuis cette nuit-là, il cohabite avec Migy, cet être qui a pris possession de son bras droit, à défaut du cerveau.

Shin’ichi sera amené à découvrir ce que sont exactement les parasites, comment ils survivent… Il devra en combattre certains, s’allier avec d’autres afin de préserver la race humaine et de trouver le but ultime des parasites.

Ce manga est un Seinen (manga au thème sérieux ou violent). Il traite d’un sujet existentiel : le fonctionnement de la race humaine. Ces parasites, par leur ignorance à combler, pourraient bien remettre en cause le comportement humain.

Si le sujet de cette unique série de Hitoshi Iwaaki est sérieux, les images l’illustrent bien le thème évoqué. Âmes sensibles s’abstenir, le sang et les meurtres  et la violence sont au programme.

 

XXX Holic et Réservoir chronicles Tsubasa

(ces deux œuvres de CLAMP sont traitées en même temps puisque l’une se déroule en parallèle de l’autre)




Rien n’est le fruit du hasard, tout n’est que fatalité. Cette simple phrase pourrait à elle seule résumer cette série de Clamp qu’est XXX Holic.

Le Destin a fait que le jeune Kimihiro Watanuki rencontre Yûko, une sorcière qui tient une boutique où l’on exauce les vœux. Cette femme ne demande en échange du vœu exaucé qu’une chose de même valeur. Elle va amener Kimihiro à lui demander de faire en sorte qu’il cesse d’avoir des visions qui l’oppressent à chaque instant, excepté à la boutique qui est protégée d’un kekkai (barrière magique). En contre-partie, il devra travailler à la boutique.

En étant aux côtés de Yûko, ce jeune homme découvrira que dans la vie, rien n’arrive par hasard. Chacun de nos actes est guidé par le Destin, c’est inexorable. Kimihiro découvrira également l’existence de mondes parallèles les uns aux autres.

Cette série est la dernière naissance de groupe Clamp. Elle se déroule en parallèle de Réservoir Chronicles Tsubasa. Si XXX Holic se centre sur l’histoire de Yûko et Kimihiro, Tsubasa s’intéresse à la quête de Shaolan pour retrouver les plumes (tsubasa en japonais) de Sakura. En effet cette jeune princesse se retrouve privée des plumes qui constituent son âme. Par amour pour elle, Shaolan va parcourrir les mondes à la recherche des plumes de Sakura. Mais c’est seulement après avoir obtenu l’aide de Yûko que Shaolan et Sakura visiteront les différentes dimensions, accompagné de trois autres personnages. En effet alors que Shaolan demande l’aide de Yûko arrivera Fye, un magicien qui veut quitter à jamais son monde, Kurogané, un samouraï qui tue sans raison qui se retrouve hors de sa dimension en guise de punition.

Cette série, comme toutes celles de Clamp, plaira à tous, filles comme garçons. Même si les filles de Clamp reviennent à un style plus simple en terme de graphisme, tirant moins vers le détail comme ce fut le cas dans  RG VEDA ou X-1999, le scénario n’en reste pas moins d’une grande qualité.
 

 

Par Gaëlle Tressou TL2
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Mercredi 10 mai 2006

Première partie :

présentation générale du manga


Le manga est un genre littéraire très en vogue de nos jours. Nombre d’adolescents, en France, lisent ces bandes-dessinées japonaises. Mais si on remonte un peu dans le temps, on s’apercevra que la manga n’a véritablement franchi les frontières européennes qu’il y a une dizaine d’années. Alors qu’aux Japon, le manga existe depuis plusieurs siècles déjà.

Comment le manga s’est-il développé durant toutes ces années ? Comment est-il parvenu jusqu’à notre pays ?

Pour comprendre ce qu’est le manga, il faudrait remonter à ses origines, à sa création. Ensuite il faudrait suivre son développement, les grands changements dont il a fait l’objet. Et enfin il faudrait voir comment il s’est exporter à travers le monde.

I/ les origines du manga

1)    genèse

 On trouve les premières traces du manga à l’ère Nara. Durant cette période historique du Japon qui couvre la majeure partie du VIIIème siècle, se développe les emakimonos. Ce sont des rouleaux sur lesquels étaient peints et calligraphiés une histoire que l’on découvrait au fur et à mesure du déroulement.

Si les premiers emakimonos sont des copies d’œuvres chinoises, les premières créations japonaises font leur apparition au XIIème siècle. On y découvre le Genji monogatari emaki . Ce genre donnait une grande importance à l’image. On pouvait comprendre l’histoire rien qu’en suivant les images. Le texte n’étant présent que pour expliquer certains points spécifiques de l’histoire. On trouve dans le Genji monogatari emaki une notion fondamentale du manga : la priorité donnée à l’image.

Quelques siècles, sous la période Edo (de 1600 à 1868), on découvre les fameuses estampes japonaises. D’abord destinées à illustrer les livres, elles prennent le devant pour composer ce que l’on appellera des « livres à regarder ». Ces livres-là sont à mettre en opposition avec les  livres normaux que se lisent plus qu’ils ne se regardent, du fait qu’ils sont principalement, voire exclusivement, constitués de textes.

Il se trouve que le créateur des estampes est également celui qui nomma le genre « manga ». Katsushika Hokusai est cet homme.

Ce peintre, dessinateur ayant vécu de 1760 à 1849, fut à l’origine du terme manga. Le terme en lui-même est souvent traduit par image dérisoire. Il est composé de deux caractères : ga en japonais signifie « dessin » ou encore « gravure » tandis que man veut dire « divertissant », « involontaire ». Il peut éventuellement signifier « sans but ». Le terme manga peut donc être traduit par « esquisse rapide ». Hokusai à créer ce terme pour nommer les dessins caricaturaux qu’il publiait entre 1814 et 1834.


2)    évolution

 

Le manga, comme nous le connaissons aujourd’hui, n’existe dans cette forme que depuis le début du XXème siècle. En effet, à cette époque, le manga au japon désigne non seulement la création, mais également le support. Dans ce pays asiatique, le manga est présenté sous forme de périodiques ou d’albums. A l’image de nos journaux, au Japon, le manga se lit puis se jette. Il est devenu un produit de consommation courante là-bas.

Le manga paraît dans la presse quotidienne pour adultes et les mensuels pour enfants avec la création du Shonen Club et le Shojo Club respectivement en

1914 et 1923. Le Shonen Club est un mensuel proposant des créations destinées

aux garçons (en japonais, shonen signifie jeune garçon) tandis que le Shojo Club s’adresse d’avantage aux jeunes filles (shojo signifie jeune fille en japonais).

Mais l’évolution la plus marquante du manga au Japon a vu le jour au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Après la capitulation japonaise le 15 août 1945, les Etats-Unis occupent le Japon. La culture japonaise se trouve nettement influencée par celle des américains. Les comic-strip (bandes dessinées américaines) sont largement diffusés et traduits au Japon. Ainsi, nombre de mangakas (auteurs de mangas) voient leurs créations influencées par les réalisations américaines.

C’est le cas en particulier de Osamu Tezuka qui a révolutionné le manga. Dans ce pays ruiné, la population a besoin de distraction. Ainsi le manga répond à cette demande d’oublier la guerre. Cet homme a su par son génie donner un nouveau visage au manga, un visage qui est restée puisque c’est celui que nous connaissons aujourd’hui. Elevé au rang de « Dieu » par ses contemporains, Tezuka voulait créer des animés. Seulement le pays est en pleine reconstruction, aussi bien matériellement que financièrement.
Du coup, Tezuka n’a pas les moyens de produire ses animés. Pour parer à ce désagrément de taille, Tezuka décide dans un premier temps de mettre ses idées sur papier avant de pouvoir les mettre à l’écran. Ainsi, il publiera en 1947 Shin Takarajima, un ouvrage de 200 pages dans lequel il essayera de retranscrire certains procédés qui pourraient être visibles au cinéma. Il écrira des onomatopées soulignant des actions ou des attitudes de personnages. De plus dans ces dessins, il ne mettra plus les personnages bien centrés au milieu des images et en pied. Il créera une animation jamais vue jusqu’alors.

Au Japon, cet homme est un personnage vraiment important puisque la date de son décès est aujourd’hui décrétée jour de deuil national.

 

II/ la diffusion du manga en France

 

1)    des débuts peu encourageants

 

En France, le manga a eu du mal à percer. On ne le voit apparaître que dans les années 70 à nos écrans avec les animés Astro Boy et le roi Léo. Ce sont deux œuvres sorties de l’esprit de Tezuka. Les séries nippones prendront de l’ampleur que dans les années 80 avec pour cible principale les enfants. On découvre ainsi Candy, Goldorak ou encore Albator.


Si les animés commencent à devenir populaires, la version papier n’atteint pas les frontières de l’hexagone. Il faudra attendre 1988 et la sortie du film d’animation Akira de Katsuhiro Otomo pour que la situation se décante un peu. Cet animé sera traduit en version manga l’année suivante. Mais la France est le pays le plus en retard en Europe en ce qui concerne les mangas. L’accueil de ce manga fut mitigé.

 

2)    une série qui va définitivement lancer le manga sur le marché français

 

Si quelques séries ont réussi à intéresser le public français, il faut bien avouer que le manga n’est pas très répandu. Il faut attendre 1993 et la diffusion de la série Dragon Ball Z, de Akira Toriyama, à la télévision. En effet cette série remporte un vif succès. Du coup, l’éditeur Glénat (qui fut le premier à traduire Akira) se lance dans la publication en français de Dragon Ball.

Le manga commence dés lors à devenir populaire. On voit se multiplier les séries ainsi que les éditeurs. Sont créer alors des boutiques spécialisées dans l’importation des lectures nippones. Le marché du manga est ainsi lancé et on voit se diversifier les séries.

 

3)    des séries adaptées à tous les publics, les jeunes comme les adultes

 

Maintenant on peut voir que le manga est vraiment adapté à toutes les tranches d’âges. Les 2 principales catégories sont bien évidemment les Shonen, un style qui met souvent en avant l’action, le sport, les combats… et qui vise donc un public généralement adolescent et masculin, ainsi que les Shojo, un genre qui s’adresse plus particulièrement aux jeunes filles de par le romantisme que l’on retrouve dans ces mangas.

Mais il existe de nombreuses autres catégories. Les Gekiga, par exemple, sont  des mangas des années 60-70 dont les thèmes sont sérieux avec l’idée du drame (en japonais,  « geki » signifie drame). Les Kodomo sont eux des mangas destinés aux jeunes enfants. Voilà pour ce qu’il en est des différentes catégories qui tiennent compte de l’âge et des grands thèmes.

Mais là où l’on retrouve la plus grande diversité de catégories, c’est quand on touche aux relations sentimentales. Par exemple, le Shojo-ai et le Shonen-ai  caractérisent respectivement les mangas érotiques mettant en scène des femmes et ceux mettant en scène des hommes. Le Yaoi et le Yuri eux concernent les mangas traitant l’un des relations sexuelles entre hommes et l’autre entre femmes. Et pour finir, il existe le Hentai qui concerne le manga purement pornographique.

Les termes sont bien plus nombreux encore et sont extrêmement spécifiques et ainsi peu connus. De ce fait on classe souvent les mangas dans les termes de Shonen et de Shojo uniquement.

 

Bibliographie

 

 

Beaux Arts magazine, numéro 224, janvier 2003

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Manga

http://manga73.skyblog.com/

http://www.ac-versailles.fr/etabliss/herblay/Manga/historic.htm

http://www.manga-news.com/rubrique.php3?id_rubrique=1

http://www.glenatmanga.com/default.asp?Id=http%3A//www.glenatmanga.com/dyn/glenat/pagesasp/13manga/1310aparaitre/1310accueil.asp

 

Par Gaëlle Tressou TL2
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